Le Dr Rabih Nemr, chirurgien bariatrique à New York, explique les effets du jeûne intermittent. Dans cette interview traduite par ses soins, il montre comment le fait de jeûner peut transformer la relation à la nourriture, calmer le mental et préparer efficacement le corps à la chirurgie, au‑delà de la simple perte de poids.

Crédit : Dr. Rabih Nemr / Instagram
1) Dans votre cabinet à New York, vous rencontrez chaque jour des patients qui luttent contre l’obésité. Vous souvenez-vous d’une histoire marquante d’un patient pour qui le jeûne a été un véritable tournant dans son parcours de santé? 

Dr. Rabih Nemr : Evan se décrivait comme « métaboliquement épuisée ». Lorsque je lui ai proposé d’essayer le jeûne intermittent, elle a presque ri. « Je me suis affamée pendant des années, dit‑elle. Pourquoi plus de restriction m’aiderait‑elle ? » Mais cette fois, l’approche était différente. Pas de comptage de calories, pas d’aliments interdits simplement une invitation à faire quelque chose d’étonnamment simple : laisser du temps à son corps.  Nous avons parlé de l’adaptation métabolique, ce mécanisme par lequel des années de régimes répétés avaient ralenti son métabolisme, amplifié sa faim et rendu chaque tentative de perte de poids plus difficile que la précédente. Pour la première fois, elle comprenait que son corps ne résistait pas par faiblesse, mais par protection. Notre objectif serait désormais de travailler avec sa physiologie, et non contre elle. 

Dès la deuxième semaine, un changement s’est fait sentir. La faim matinale, autrefois brutale, s’est adoucie. Son énergie est devenue plus stable. Elle s’est rendu compte qu’elle ne pensait plus à la nourriture toute la journée. Ses repas sont devenus plus calmes, plus lents, plus intentionnels. Et pour la première fois depuis des années, elle s’est arrêtée de manger lorsqu’elle n’avait plus faim pas lorsqu’elle était pleine. Elle a décrit cette sensation comme « l’apaisement du bruit ». 

À partir de là, nous avons construit ensemble. Avec un accompagnement régulier, elle a augmenté progressivement son apport en protéines jusqu’à 1,2–1,6 g/kg, offrant à son métabolisme les ressources nécessaires pour reconstruire sa masse maigre. Elle a intégré l’entraînement en résistance, d’abord timidement, puis avec une confiance croissante. Ces ajustements ont réactivé son métabolisme, inversant des années de ralentissement adaptatif. Son corps s’est remis à brûler plus efficacement, sa force a augmenté, et son poids a recommencé à baisser de manière stable, sereine, sans les rebonds qu’elle avait connus auparavant.  Au final, la leçon la plus importante n’était ni le jeûne, ni les protéines, ni l’exercice. C’était la discipline soutenue par un coaching constant. Cette structure l’a ancrée, cet accompagnement l’a guidée, et ensemble, ils ont transformé une vie entière de lutte en un rythme durable qu’elle pouvait enfin faire sien.

2) Avant d’être une tendance bien-être, le jeûne est une pratique ancienne. À quel moment, dans votre carrière de chirurgien bariatrique, avez-vous commencé à vous y intéresser sérieusement ? 

Dr. Rabih Nemr : Le jeûne est l’une des plus anciennes pratiques humaines qui a precede l’agriculture, et même la civilisation est présent dans presque toutes les grandes religions depuis au moins 2 500 ans. Il a commencé comme une nécessité de survie il y a des millions d’années, avant d’évoluer, au fil du temps, en rituels spirituels, culturels et médicaux structurés à travers les sociétés. 

J’ai découvert le jeûne intermittent au début de la pandémie de COVID, à un moment où le monde semblait suspendu et où nos routines quotidiennes se dissolvaient. Ce qui n’était d’abord qu’une curiosité s’est transformé en véritable expérience personnelle. À mesure que j’en apprenais davantage sur la physiologie du jeûne ses effets sur le métabolisme, la réparation cellulaire et la concentration cognitive j’ai poursuivi cette pratique pendant plusieurs années. 

Ce qui m’a le plus surpris, ce n’est pas la discipline qu’elle exigeait, mais l’état qu’elle induisait. Les périodes prolongées de jeûne faisaient naître une sensation singulière que j’ai fini par reconnaître comme une « vacuité énergisée » : une légèreté à la fois physique et mentale. Elle s’accompagnait d’une clarté accrue, une forme de vigilance sereine souvent décrite dans la littérature scientifique sur les modifications neurochimiques induites par le jeûne. Depuis longtemps, les chercheurs observent que l’abstinence calorique peut augmenter les catécholamines, améliorer l’efficacité neuronale et affiner la concentration. Mon expérience personnelle reflétait ces constats: le jeûne ne ressemblait pas à une privation, mais plutôt à un changement d’état plus calme, plus net, presque expansif.

3) Quand un patient franchit votre porte pour la première fois, souvent fatigué par des années de régimes et de tentatives infructueuses, comment lui expliquez-vous ce qui se passe dans son corps lorsqu’il commence à jeûner ? 

Dr. Rabih Nemr : Lorsqu’un dièteur chronique commence un jeûne intermittent, son organisme entre dans une phase de négociation subtile entre ses anciens réflexes métaboliques et ses nouveaux rythmes alimentaires. Des années de restrictions caloriques ont appris à l’hypothalamus à se protéger contre la pénurie : les hormones de la faim, comme la ghréline, montent rapidement, tandis que les signaux de satiété, tels que la leptine, restent affaiblis. Dans les premiers jours, cela se manifeste par une résistance perceptible: irritabilité, fatigue, sensation que le corps « lutte ». Pourtant, sous cette turbulence, une véritable réinitialisation s’opère.

À mesure que les fenêtres de jeûne se répètent, l’insuline se stabilise et le corps retrouve progressivement sa capacité de flexibilité métabolique passant du glucose à l’oxydation des graisses avec une efficacité croissante. Le cortisol augmente brièvement pour mobiliser l’énergie, puis se normalise lorsque le système nerveux comprend que le jeûne n’est pas une famine. L’autophagie s’active, éliminant les débris cellulaires accumulés au fil des cycles de restriction. Peu à peu, la faim devient rythmée plutôt que constante, et l’organisme passe d’un mode défensif à un mode adaptatif.

Ce qui était autrefois un cycle de privation se transforme en un état de cohérence métabolique. un calme physiologique où l’appétit, l’énergie et la clarté mentale se réalignent.

4) Certains patients arrivent avec beaucoup d’espoir, parfois même avec des attentes irréalistes. Avez-vous une histoire qui illustre à la fois le potentiel mais aussi les limites du jeûne dans la prise en charge de l’obésité ? 

Dr. Rabih Nemr : Certains patients arrivent avec un immense espoir. Ils ont lu des témoignages spectaculaires, vu des transformations rapides, et ils imaginent que le jeûne intermittent va agir comme un interrupteur magique. Et parfois, les premières semaines leur donnent raison: la faim se calme, l’énergie remonte, le poids descend. Mais c’est justement là que le rôle du clinicien devient essentiel pour replacer ces résultats dans une trajectoire réaliste et durable. 

Je pense à une patiente que j’ai suivie il y a quelques années. Elle avait commencé le jeûne intermittent avec une motivation remarquable. Les premières semaines furent presque « euphoriques » : elle perdait du poids régulièrement, se sentait légère, moins obsédée par la nourriture. Elle avait l’impression d’avoir enfin trouvé la solution. Puis, vers le troisième mois, la perte de poids s’est ralentie. Puis arrêtée. Elle faisait pourtant « tout bien ». Et c’est là que la frustration est apparue cette impression que son corps « résistait ». En réalité, ce n’était pas de la résistance : c’était de la physiologie. 

Comme beaucoup de patients, elle découvrait un phénomène que nous voyons tous les jours : l’adaptation métabolique.  Lorsque le corps perd du poids, il s’ajuste. Il devient plus efficace, dépense moins d’énergie au repos, réduit légèrement la thermogenèse, et modifie même les signaux hormonaux de faim et de satiété. Ce n’est pas un échec du patient. Ce n’est pas un échec du jeûne. 

C’est un mécanisme de survie inscrit dans notre biologie !

Je lui ai expliqué que le jeûne intermittent n’est pas une course linéaire. C’est un voyage, avec des phases rapides, des plateaux, des ajustements. Le plateau qu’elle vivait n’était pas un mur, mais un palier un moment où son corps demandait une nouvelle stratégie : varier les fenêtres, intégrer plus de mouvement, revoir la qualité alimentaire, ou simplement… laisser le temps faire son travail. 

En comprenant cela, elle a cessé de se juger. Elle a cessé de juger la méthode. Et elle a pu continuer. 

Quelques mois plus tard, elle avait non seulement recommencé à perdre du poids, mais surtout, elle avait gagné quelque chose de plus précieux: une relation plus stable, plus apaisée, plus durable avec son corps. Cette histoire illustre bien ce que je dis souvent aux patients: 

Le jeûne intermittent est un outil puissant, mais ce n’est pas une baguette magique. ll ouvre une porte, il réinitialise des signaux, il simplifie la relation à la nourriture mais il doit s’inscrire dans une vision réaliste, respectueuse du corps, et consciente des mécanismes d’adaptation qui accompagnent toute perte de poids. 

Le succès ne se mesure pas à la vitesse de la perte, mais à la capacité de rester engagé dans le processus, d’accepter les plateaux, et de comprendre que le corps n’est pas un adversaire c’est un partenaire qui s’ajuste, se protège, et apprend.

5) Dans votre expérience clinique, comment voyez-vous évoluer la relation d’un patient à la nourriture au fil des semaines ou des mois de jeûne intermittent ? 

Lorsque les patients commencent le jeûne intermittent, les premiers changements que j’observe ne se trouvent presque jamais sur un bilan biologique. Ils apparaissent plutôt dans les interstices 

du quotidien entre les repas, dans la manière dont ils parlent de la faim, dans la façon dont ils décrivent leurs journées. Au début, beaucoup arrivent avec une longue histoire de régimes, souvent accompagnée d’un sentiment de lassitude ou de découragement. La nourriture ressemble à une négociation permanente. La faim est perçue comme une menace. Et l’acte de manger se fait vite, machinalement, dans un monde qui ne laisse jamais le temps de ralentir. 

Mais le jeûne introduit une pause dans ce rythme. Il crée une forme de vide intentionnel, et pour beaucoup, ce vide devient étonnamment libérateur. Au fil des semaines, ils décrivent un glissement progressif : le bruit autour de la nourriture s’atténue. L’urgence disparaît. La faim redevient un signal, non un danger. Une clarté émerge parfois subtile, parfois profonde comme si le corps parlait enfin une langue qu’ils peuvent entendre. 

À mesure que leur pratique se stabilise, leur manière de manger change elle aussi. Les repas ralentissent. Les patients redécouvrent les saveurs, les textures, le moment précis où la faim s’efface. Ils apprennent à s’arrêter non pas lorsqu’ils sont rassasiés, mais lorsqu’ils ne sont simplement plus affamés. Une nuance qui semble minime, mais qui transforme profondément leur rapport à la satiété. Elle reflète une rééducation de l’interoception, un phénomène largement décrit dans la littérature scientifique : le jeûne améliore la sensibilité à la leptine et à l’insuline, stabilise les variations glycémiques et réduit le « bruit hormonal » qui alimente les prises alimentaires impulsives. 

Mais au‑delà de la physiologie, quelque chose de plus humain se produit. Dans une culture façonnée par la vitesse repas rapides, horaires serrés, décisions instantanées le jeûne devient un acte de résistance. Il impose un autre tempo. Les patients me disent se sentir plus calmes, plus intentionnels, plus présents. Ils décrivent une forme d’espace mental, une vigilance tranquille qui correspond étroitement à ce que les neurosciences observent : une augmentation des catécholamines, une meilleure efficacité neuronale, une clarté cognitive accrue pendant les périodes de jeûne. 

Avec les mois, cette transformation devient une nouvelle relation à la nourriture moins réactive, plus intuitive, plus apaisée. Le jeûne cesse d’être une restriction ; il devient un réajustement. Les patients retrouvent une forme d’autonomie, non par la volonté, mais par l’attention. Ils réapprennent à écouter leur corps. Et dans cette écoute, ils redécouvrent quelque chose qu’ils avaient souvent perdu : le plaisir simple et profond de manger avec intention plutôt qu’avec précipitation.

6) Avez-vous déjà vu des cas où le jeûne a complètement changé la trajectoire d’un patient, au point de repousser ou d’éviter l’opération ? 

Dans les cas d’obésité sévère, surtout à des poids très élevés, il faut d’abord accepter une réalité que la médecine connaît bien mais que la société peine encore à reconnaître : l’obésité n’est pas un état, c’est une maladie, progressive, métaboliquement complexe, et d’autant plus résistante que le poids augmente. À ces niveaux, le corps ne se contente pas de stocker; il se défend. Il abaisse sa dépense énergétique, intensifie la faim, renforce les signaux de conservation. Dans ce contexte, le jeûne intermittent peut fonctionner mais il devient un combat contre une biologie qui s’est durcie au fil des années. Oui, certains patients parviennent à perdre suffisamment pour repousser une opération, et quelques‑uns, très rares, réussissent même à l’éviter temporairement. Mais ces histoires, aussi inspirantes soient‑elles, restent l’exception. 

Ce que l’on voit beaucoup plus souvent, c’est autre chose: le jeûne, lorsqu’il est encadré et accompagné, devient un outil de préparation d’une puissance remarquable. Il ne remplace pas la chirurgie ; il la optimise. Il offre aux patients un espace pour reprendre la main avant l’intervention, pour améliorer leur métabolisme, réduire l’inflammation, augmenter leur apport protéique, renforcer leur masse maigre et transformer leur composition corporelle de manière favorable. Et c’est là que la trajectoire change réellement. Non pas en annulant la chirurgie, mais en créant les conditions du meilleur résultat possible, avant et après l’opération. 

Alors oui, j’ai vu des patients pour qui le jeûne a modifié la trajectoire parfois en retardant l’opération, parfois en leur donnant un souffle de confiance qu’ils n’avaient plus. Mais ce que j’ai vu surtout, c’est que pour les personnes vivant avec une obésité sévère, le jeûne n’est pas une alternative magique : c’est un levier thérapeutique, un moyen de reprendre du pouvoir dans un parcours où tout semble souvent leur échapper. Et avec un coaching structuré, il devient une étape décisive, un tremplin vers une chirurgie plus sûre, une récupération plus rapide, et une transformation métabolique plus profonde.

7) Comment le jeûne influence-t-il cet aspect psychologique chez les patients que vous accompagnez ? 

Dans les grandes villes, la faim est rarement biologique. Elle est émotionnelle, environnementale, constante un bourdonnement de fond façonné par le stress, le bruit et le rythme implacable de la vie urbaine. On mange entre deux réunions, dans les embouteillages, sur les quais de métro, dans les ascenseurs, et sous la lumière bleutée des écrans tard le soir. La nourriture devient à la fois carburant et mécanisme d’adaptation, un moyen d’atténuer l’anxiété, d’apaiser la surstimulation ou simplement de créer un moment de pause dans un endroit qui ne s’arrête jamais. 

Les psychologues appellent cela l’alimentation émotionnelle induite par le stress, un phénomène particulièrement fréquent dans les environnements urbains denses où le cortisol reste élevé et où les moments de répit sont rares. Les études montrent que le stress chronique amplifie les envies d’aliments riches, modifie les circuits dopaminergiques de la récompense et perturbe la capacité du cerveau à distinguer la faim de l’émotion (Epel et al., 2001 ; Berthoud, 2011). Dans les villes, ce cycle devient un mode de vie —un engrenage dont il semble presque impossible de sortir. 

C’est pourquoi le changement psychologique induit par le jeûne intermittent est si frappant. À mesure que les rythmes de jeûne s’installent, les gens décrivent un silence intérieur qu’ils n’avaient pas ressenti depuis des années. Le bavardage constant autour de la nourriture — quoi manger, quand manger, s’il faut manger s’apaise. Le réflexe de calmer chaque pic de stress par une bouchée commence à s’atténuer. 

Les chercheurs ont documenté ce phénomène : le jeûne stabilise les rythmes de ghréline, réduit la variabilité glycémique et augmente la disponibilité des corps cétoniques, autant de facteurs qui améliorent la régulation émotionnelle et la clarté cognitive (Lowe et al., 2020 ; Kahathuduwa et al., 2020). Mais l’expérience vécue va au‑delà de la physiologie. Les patients disent souvent se sentir « plus légers », non seulement dans leur corps mais aussi dans leur esprit. 

Dans une ville où tout est urgent, le jeûne crée une poche d’intentionnalité. La faim devient prévisible plutôt que chaotique. Manger devient un acte délibéré plutôt que réactif. Et pour beaucoup, cette structure devient un ancrage psychologique une manière de reprendre le contrôle dans un environnement conçu pour le leur enlever. 

Le jeûne intermittent n’élimine pas le stress. Il ne fait pas taire la ville. Mais il accomplit quelque chose de plus subtil : il apaise le bruit intérieur que le stress génère. Il offre un rythme, une frontière, un moment de calme dans un lieu qui en offre si peu. Et dans ce calme, beaucoup redécouvrent quelque chose qu’ils ne savaient même plus avoir perdu la capacité de ressentir la faim sans peur, et la satiété sans culpabilité. 

C’est pourquoi le jeûne intermittent surprend tant de gens. Il n’impose pas une règle alimentaire de plus ; il offre quelque chose de radicalement différent : une invitation à accepter le vide, à l’habiter, et finalement à y trouver une forme de paix inattendue.

10) Quand vous repensez à toutes les histoires de patients que vous avez vues au fil des années, qu’est-ce que le jeûne vous a appris de plus surprenant sur le corps humain et sur la capacité des patients à reprendre le contrôle de leur santé ? 

Quand je repense aux nombreuses histoires de patients que j’ai accompagnés au fil des années, ce qui me surprend le plus avec le jeûne intermittent n’est pas seulement ce qu’il révèle sur la physiologie humaine, mais ce qu’il dévoile sur la résilience humaine. Le jeûne m’a appris que le corps n’est jamais « cassé » il est protecteur, adaptable, et capable de se recalibrer dès qu’on lui redonne du rythme et de l’espace. Il m’a montré que le vide, que tant de personnes redoutent dans un monde saturé de stimulations, peut devenir un lieu de calme plutôt qu’une menace. Les patients qui paniquaient autrefois au premier signe de faim apprennent à habiter ce vide, à l’écouter, et finissent par y trouver une forme de paix. Et peut‑être plus étonnant encore, le jeûne leur rend un sentiment d’agence qu’ils croyaient perdu: la faim devient prévisible, l’alimentation devient intentionnelle, et la structure remplace le chaos. Avec un accompagnement adéquat un apport protéique suffisant, un entraînement en résistance, un coaching régulier leur métabolisme se réactive, leur énergie revient, et leur confiance réapparaît. Ce que le jeûne révèle finalement, c’est que les patients ne manquent pas de volonté ; ils manquent de structure, de soutien et d’un cadre qui permette à leur discipline naturelle d’émerger. En les aidant à retrouver cela, le jeûne devient bien plus qu’une stratégie nutritionnelle: c’est un outil de reconnexion, une manière pour eux de reprendre possession de leur corps, de leur esprit et de leur santé

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