Ce 17 septembre, à l’occasion de la Journée mondiale de l’arthrose, une question mérite particulièrement d’être posée : pourquoi les femmes sont-elles davantage touchées par cette maladie articulaire ?

L’arthrose touche des centaines de millions de personnes dans le monde. Les femmes représentent environ 60 % des personnes atteintes et présentent plus fréquemment une arthrose du genou et de la main. Elles peuvent également connaître davantage de douleurs et de limitations fonctionnelles.

Une méta-analyse publiée dans Osteoarthritis and Cartilage avait déjà montré que le risque d’arthrose du genou et de la main était plus élevé chez les femmes, avec notamment une arthrose du genou plus sévère après 55 ans.

Le rôle des œstrogènes au cœur des recherches

Pourquoi cette différence ? Les chercheurs s’intéressent notamment aux œstrogènes, dont le taux chute fortement au moment de la ménopause.

Une revue systématique et méta-analyse publiée en 2026 a étudié le lien entre déficit en œstrogènes et dégradation du cartilage. Les données humaines suggèrent une tendance vers une perte cartilagineuse plus importante en situation de déficit œstrogénique, mais les résultats ne permettent pas encore d’établir une relation statistiquement significative. Les données expérimentales sont, elles, plus convaincantes.

La ménopause pourrait donc constituer une période de vulnérabilité articulaire, mais il serait trop simpliste d’affirmer que la baisse des œstrogènes « provoque » à elle seule l’arthrose.

Une histoire qui ne se résume pas aux hormones

L’arthrose est une maladie multifactorielle. L’âge, le poids, les traumatismes articulaires, la génétique, la morphologie des articulations, la force musculaire et le niveau d’activité physique peuvent également intervenir.

La recherche scientifique s’intéresse donc désormais aux différences biologiques entre les femmes et les hommes, mais aussi à la manière dont la douleur et le handicap sont vécus et pris en charge.

En cette Journée mondiale de l’arthrose, le message est finalement simple : l’arthrose n’est pas seulement une conséquence « normale » du vieillissement. Et chez les femmes, mieux comprendre ce qui se joue autour de la ménopause pourrait permettre d’améliorer, demain, la prévention et la prise en charge de cette maladie.

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