De nouvelles recommandations publiées en septembre 2026 font évoluer les seuils utilisés pour identifier un manque de fer. Un changement particulièrement important pour les femmes, qui sont nombreuses à être exposées à la carence en fer, notamment à cause des règles.

La ferritine permet d’évaluer les réserves de fer de l’organisme. Jusqu’à présent, un seuil de 15 ng/mL était notamment utilisé pour définir une carence en fer chez l’adulte. Les nouvelles recommandations de l’ASH proposent désormais un seuil de 30 ng/mL ou moins chez les adultes, les personnes menstruées et les femmes enceintes. Pour certaines populations à risque, notamment en cas de règles abondantes ou d’anémie pendant la grossesse, le seuil proposé monte à 50 ng/mL.
L’objectif est de pouvoir identifier une carence plus tôt, y compris lorsqu’une personne n’est pas encore anémique. Cette évolution s’appuie notamment sur les données récentes montrant qu’un manque de fer peut précéder la baisse de l’hémoglobine.
Fatigue, essoufflement, concentration : quand le manque de fer se fait sentir
Le fer est indispensable à la fabrication de l’hémoglobine, qui permet aux globules rouges de transporter l’oxygène dans l’organisme. Lorsqu’il vient à manquer, une fatigue persistante, un manque d’énergie, des essoufflements, des palpitations, des maux de tête ou encore des difficultés de concentration peuvent apparaître.
Chez les femmes, les règles abondantes représentent une cause fréquente de pertes de fer. La grossesse augmente également les besoins de l’organisme. Et une carence peut exister avant même qu’une véritable anémie ne soit installée.
Attention toutefois : la ferritine ne s’interprète pas seule. Elle peut notamment augmenter en cas d’inflammation et masquer une carence. Le médecin tient donc compte du contexte, des symptômes et d’autres paramètres sanguins avant de poser un diagnostic.
Avec ces nouvelles recommandations publiées le 16 septembre 2026, le message est donc simple : le manque de fer pourrait être recherché et identifié plus tôt, notamment chez les femmes particulièrement exposées.

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