Il y a ces petits bourrelets qui résistent à tout. Même lorsque l’alimentation est équilibrée, que l’on fait du sport régulièrement et que la silhouette est globalement fine, certaines zones semblent avoir décidé de s’installer durablement. Alors, peut-on vraiment agir dessus sans passer par la case chirurgie ?

C’est la question que je suis venue explorer aujourd’hui chez Contour Paris, au flagship du 160 boulevard Haussmann, où l’on retrouve différentes technologies dédiées à la silhouette, de l’épilation laser à la cryolipolyse.
Ce qui m’a particulièrement intéressée : la Machine 360, une technologie de cryolipolyse médicale augmentée.
Avant de refroidir, il faut savoir ce que l’on traite
Premier point essentiel : un bourrelet n’est pas forcément synonyme de graisse !
Lors du bilan, l’objectif est justement de déterminer ce qui compose la zone à traiter. Selon les professionnels du centre, une épaisseur inférieure à 2 cm orienterait davantage vers un problème de relâchement cutané, tandis qu’une épaisseur supérieure pourrait correspondre à un amas graisseux susceptible d’être traité par cryolipolyse.
La cryolipolyse repose sur un principe assez simple : exposer les adipocytes à un refroidissement contrôlé afin de provoquer leur destruction progressive. Les données scientifiques montrent une diminution de l’épaisseur graisseuse et du tour de certaines zones, sans effet significatif attendu sur le poids global.
Autrement dit : on ne vient pas « faire fondre » son corps, mais cibler une petite réserve graisseuse localisée.
Cryo + LDF : le duo proposé chez Contour Paris
Chez Contour Paris, la Machine 360 est associée au LDF, un Laser Diode Focalisé présenté comme une technologie destinée à stimuler le système lymphatique.
La séance dure environ 25 minutes. L’objectif annoncé est d’accompagner le processus d’élimination progressive des cellules graisseuses après leur traitement par le froid. Le protocole est ensuite complété par une phase de palper-rouler et de chauffe, avec un objectif de stimulation circulatoire lymphatique et de travail sur l’aspect et la tonicité de la peau : « Avec une phase de chauffe et la vasodilatation va permettre la séparation des trois couches de peau (épiderme, derme et lipoderme) par la phase dynamique. Ainsi, la lymphe éliminera par les selles, l’urine et/ou la transpiration les cellules adipocytes tuées par le froid » nous explique, Philippe Dupont, expert en développement commercial chez Contour Paris.
C’est justement là que le protocole devient intéressant : traiter uniquement la graisse ne signifie pas forcément obtenir le résultat esthétique recherché. Si le problème est aussi cutané, il faut également prendre en compte le relâchement.
Selon le centre, les protocoles cliniques s’articulent généralement autour de plusieurs séances, avec une adaptation du nombre et de la fréquence en fonction du profil de chaque patiente grâce à l’analyse par IA intégrée à la machine.
Alors, est-ce vraiment une alternative à la lipo ?
La cryolipolyse s’adresse avant tout à une petite accumulation graisseuse localisée chez une personne dont le poids est relativement stable. Elle ne remplace pas une liposuccion lorsqu’une quantité importante de graisse doit être retirée.
Et surtout, « non invasif » ne veut pas dire « sans risque ». La FDA rappelle que la cryolipolyse peut provoquer des effets secondaires comme des rougeurs, douleurs, ecchymoses ou engourdissements. Plus rarement, une hyperplasie adipeuse paradoxale peut apparaître : au lieu de diminuer, la zone graisseuse augmente et peut nécessiter une prise en charge chirurgicale.
D’où l’importance, aux yeux de l’équipe Contour, d’un véritable bilan médical avant de se lancer.
Parce qu’au fond, le vrai sujet n’est peut-être pas de supprimer à tout prix ce fameux « bourrelet ». C’est d’abord de comprendre ce qu’il y a réellement derrière : graisse, peau, relâchement… ou un mélange des trois. Et c’est seulement à partir de là que l’on peut choisir la technologie la plus adaptée.

Laisser un commentaire