Le recours à l’IVG continue d’augmenter en France. Les dernières données officielles montrent une nouvelle progression en 2025. Mais au-delà du chiffre, c’est aussi la façon dont les femmes accèdent aujourd’hui à l’avortement qui évolue.

En 2025, 259 400 IVG ont été pratiquées en France, selon les dernières données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). C’est 2,9 % de plus qu’en 2024, année durant laquelle 251 270 IVG avaient été enregistrées.

Le taux de recours atteint ainsi 17,8 IVG pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans, contre 17,3 pour 1 000 un an plus tôt.

Cette hausse concerne les différentes classes d’âge entre 15 et 49 ans. Elle s’inscrit dans une tendance observée depuis plusieurs années, après une période de baisse ou de stabilité chez certaines femmes.

Mais ces chiffres ne racontent pas à eux seuls pourquoi les femmes ont recours à l’IVG. Ils montrent surtout que l’avortement reste une réalité importante de la santé reproductive en France.

L’IVG médicamenteuse est désormais largement majoritaire

Autre évolution importante : l’IVG est de moins en moins associée à l’hôpital.

En 2025, 81 % des IVG ont été réalisées par voie médicamenteuse. Cette méthode peut être pratiquée en ville, notamment chez un médecin, une sage-femme ou dans un centre de santé, selon les situations et les délais.

Résultat : la moitié des IVG sont désormais réalisées en dehors d’un établissement de santé. La place des sages-femmes a également fortement progressé. En 2025, elles ont réalisé environ une IVG sur quatre en France et plus de la moitié des IVG pratiquées en ville. Leur activité dans ce domaine a augmenté de 15 % en un an.

Cette évolution traduit, donc, une prise en charge qui s’est progressivement rapprochée des lieux de soins habituels des femmes.

Des différences importantes selon les territoires

Le recours à l’IVG varie fortement selon les territoires, avec notamment des taux plus élevés dans les départements et régions d’outre-mer qu’en métropole. Des écarts existent également entre les régions métropolitaines.

Ces différences peuvent être liées à de nombreux facteurs et ne permettent pas, à elles seules, de tirer des conclusions sur les comportements des femmes. Elles soulignent toutefois l’importance de l’accès aux professionnels et aux structures permettant une prise en charge rapide.

En parallèle de la hausse du nombre d’IVG, les données de 2025 montrent donc une autre réalité : l’avortement se pratique aujourd’hui de plus en plus en ville, avec une place croissante de l’IVG médicamenteuse et des sages-femmes.

Laisser un commentaire

Nous sommes Green Flag !

Notre mission : rendre l’information médicale fiable, accessible et utile pour le grand public, tout en valorisant les acteurs et les marques engagés dans la santé.

Porté par une équipe de journalistes et d’experts en communication, cet espace met en lumière les initiatives, innovations et solutions qui participent à améliorer notre quotidien.

Soyez une image de marque. Soyez acteur de votre santé. Repérez tous les Green Flags !